Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

,1so chambre était le point de réunion de ces mt:·s– sieurs. Leurs affaires n'offraient pas une bril– lante perspective; ils avaient trouvé la place encombrée; ils ne faisaient pas de -rentrées, et l'échéance de leurs factures les inquiétait hor– riblement. M. David entra, un soir, avec un air tout satisfait. - Chere demoiselle , me dit-il, j'ai une bonne nouvelle a vous apprendre: nous voila sans inquiétude pour nos époques de paie– ment; nous venons de recevoir des lettres d{' M. Roux, de Bordeaux, par lesquelles il nous aunonce qu'il se porte caution pour nous, et se -charge de payer toutes nos obligations a mesure ,qu'elles viendront a é~hoir. Il <lit qu'il regarde ·Chabrié comme membre de sa famille, comme étant déja son fils .... Vous savez, ajouta M. Da– -vid, qu'avant notre départ de Bordeaux il avail ·été question de marier Chabrié avec madernoi– -Selle Roux : le mariage ne plut pas a notre•ami, ·parce qu'il trouvait cette demoiselle beaucoup trop jeune; quoi qu'il en arrive, cette circons– tance est bien heureuse pour nous : notre opé– ration est bonne; mais les rentrées, plus tardives que nous ne le pensions, l'eussent rendue mau– vaise, sans l'obligeance de M. Roux, qui va nous faciliter l{ls moyens d'attendre . •

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