Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

• \ ,J,6 de Chabrié; il avait perdu sa fortune, et, avec les débris qu'il avait sauvés, il se rendait en Amérique. Six mois apres leur arrivée a Val– paraiso, le jeune homme mourut : sa longue maladie avait épuisé leurs dernieres ressources. La pauvre madame Aubrit resta enceinte et sans nul moyen·d'existence. Ce fut dans cette cruelle position que M. Chabrié la retrouva lorsqu'il revint de sa tournée de la cóte; il lui proposa de la ramener elle et son enfant; mais, sentant qu'en France ellen'étaitqu'unemisérablePariaJ elle préféra rester. Alors le bon Chabrié, avec sa générosité habituelle, entreprit de la faire sortir de la malheureuse situation dans laquelle elle était. Il la recommanda a ses consignataires, répondit pour elle de 1,000 piastres; indépen– damment de cette garantie, il lui preta de l's1r– gent; au moyen de ces ressources, elle prit sa maison garnie, qui prospéra immédiatement au dela meme de ses espérances. L'histoire de madarne Aubrit est Gelle de milliers de femmes, cornme elle , en dehors de la société , et qui ont , de merne , toutes les horreurs de la misere et de l'abandon a souffl'ir. Notre société reste insensible a la vue df' ces miser<·s et de la perversité qu'elles font

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