Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

174 rait l'etre chez soi. Le prix est de 1O francs par jour- pour le logement et ~eux repas; mais on peut demander tout ce que l'on veut, madame Aubrit est toujours disposée a le fournir sans exiger de prioc additionnel. Madame Aubrit avait été la passagere de M. Chabrié; elle luí devait tout; c'était a l'aide de ses moyens, de son appui, de ses recomman– dations qu'elle avait pu former son établisse– ment a Valparaiso. Elle avait prospéré, et cette excellente femme ressentait pour M. Chabrié la plus vive reconnaissance. Ce fut peut-etre la cause a laquelle je dus d'etre aussi bien dans sa maison, M. Chabrié m'ayant recommandée a elle d'une maniere toute spéciale. Madame Aubrit est aussi une des victimes du mariage. Mariée, a seize ans, avec un vieux militaire <lont le caractere et les mreurs luí étaient antipathiques, l'infortunée jeune femme eut beaucoup a souffrir. A la fin, ne pouvant plus endurer cet enfer, elle y échappa par la fuite. Alors, d'autres maux tomberent sur sa tete. Madarne Aubrit, en quittant son mari, resta sans moyens d'existence. Elle voulut ga– gner sa vie , mais que faire? Pour les femmes, toutes les portes ne sont- elles pas fermées '/ ..

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