Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
beaucoup lous ces Frarn;ais qui, 'réellement, sont les etres les plus bavards et les plus can– caniers qu'il soit possible d'imaginer ; ils se déchirent enlre eux sans aucune espece de mé– nagement, et se font détester des habitants par les plaisanteries qu'ils ne cessent de leur adres– ser. C'est ainsi qu'en pays étrangers se montrent généralement nos chers compatriotes. Madame Aubrit avait une table d'hóte ou se réunissaient quarante ou cinquante d'entre eme. • Quand ils virent que je ne voulais pas y paraitre, ils me firent demander la permission de me ren- dre visite. J'eus peut-etre torl de me rcfuser a satisfaire leur innocente curiosité; mais j'avoue que je ne me sentais aucune disposition a parler de lieux communs avec ces messieurs. Mon re- fus les piqua, et, des ce moment, ils me firent toutes les petites méchancetés qu'ils purent. Mon hótesse, madame Aubrit, qui m'a paru mériter de figurer ici, présente, a Valparaíso, le type de.la grisette de París ; elle a été mo– diste etavait, alors, unetrentaine d'années; son physique est agréable, son caractere gaí, sans souci ; elle a surtout un camr excellent; elle est grande dans ses manieres, bonne a vec tout lé monde. On est, chez elle, mieux qu'on ne pour-
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy MjgwMjMx