Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

,, 168 comme vos maius sont froides, que votre fronr. esl brulant ! Chere amie, calmez-vous; votre souffrance me tue. Lui aussi regarda lamer, et de grosses larmes tomberent de ses yeux. Tout a coup rompant le silence qui régnait entre nous, il me dit : • - Eh bien! }'Jora, plus j'y pense el plus je persiste a croire que cet évenement est heureux pour nous deux. Si vous aviez trouvé votre bonne-maman a Aréquipa, toutes vos affaires d'intéret se seraient arrangées comme vous le souhaitiez : vous eussiez été riche. Oh! ma chere amie ! cette pensée ne vous fait-elle pas frémi1·?·•• . Vous riche, et moi pauvre ! Vous le sentez, Flora, daus ce cas il me fallait renoncer a vous. Re-. ' 1 Fl . noncer a vous. ora, ce sera1t ma¡ mort ...... , au lieu qQe, par oet évenement, vous eles a moi. Comprenez-vous ce mot, ma chérie, a moi !. .. Oh! je ne puis croire a tant. de félicité, car toute ma vie j'ai été si malheureux ! touchant toujours le bonheur ave-e la main, et, au morn~nt de le saisir, le voyant s'évanouir. Ma bonné_ .flora, ayez pitié de ma joie, de ma douleur, des cruelles iuquiétudes qui m'assaillent... II s'est passé taut de choses en moi depuis que j'ai ap-

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