Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
165 La nuil, je rie pus dormir. Un p1:essentiment. confus, une voix mystérieuse me disait qu'411 uonveau malheur allait peser su:r ma tete. A toutes les grandes crises de m3:_ vie j_~ai,eu de sem– blables pressep_timents. Je , q(!iS, q~, loi::sque nous sommes rtser_vés a de gr;rndes peines, ' 1a Providence nou,s y prépare par de. secrets aver– tisseroent.s auxquels nous serions plus attentifs si nous.n:élions co~stamment séd~its par notte vaine raison, qui nous trompe sans cesse et nous entraine toujours. Aprts avoir fait mille suppo– sitions, je mis tout au pis; je me représentai ma bonne-maman morte, mon onqle me rep~us– sant, et moi, seule, a quatre mille lieues de mon pays, sans appui., sa!ls· fortune, sans nulle es– pérance. Cette situation avait quelqtJe cho~-~ q_e tellement effroyabie, que son horreu.r mepie re– leva mon courage, meAonna la conscience de.. moi-meme, et j'attendis l.'éveneme11:t ayee_rési ~ gnation. · Le lendemain, M,. Miota revint_me voir vers . midi. Anssitót qu'il parut, je lu.s-sur ses traits qu'il avait une sinistre nouvelle a me donner. ' ,: . ' ~ M.a g.rand'mere est morte!. .. lui dis-je. ll voulut prendre des ménagements poµr rne. l'an:1:1:011:cer; mais le coup étail' porté ·: elle était morte le jour
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