Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

demain, ce qui les aurait beaucoup amusés. 11s étaient tous réunis sur le mole quan<l nous mimes pied a terre. Je fus surprise de l'aspect du quai. Je me crus dans une ville frarn;aise : tous les hommes que je rencontrais parlaient franc;ais; ils étaient mis a la derniere mode. Je remarquai que j'étais le point de mire de tout ce monde, sans qu'alors je pusse cornprendre pourquoi. M. David me conduisit chez madame Aubrit, Franc;aise tenant une maison garnie a Valparaiso. 11 ne jugea pas convenable d'y laisser M. Miota, et le mena dans- un autre hotel tenu également par une Fran<;aise. La mai&on de ma– dameAubrit estsur lebordde la meF; ma croisée donnait sur la plage, la chambre était trts bien me.ublée, mi-partie a la fran~aise et a l'anglaise. Descendant a terre apres cent trente-trois jours de navigation, je ne savais plus marcher : j'allais dandinant au roulis; tout tournait autour de moi, et mes pieds élaient si sensibles, que je sentais a la plante d'assez vives douleurs lorsque j' étais debout. Le soir, M. Miota vint me voir ; je le priai de chercher a apprendre par la ville des nouvelles d' Aréquipa, de mon ancle Pio, et sul'tout de sa– voir si ma grand'mere vivait toujours.

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