Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
ils sont tr1~s connus dans ces parages, a peine eumes-nous jeté l'ancre, qu' ils furent saltiés _par beaucoup de monde. Aussitót qu'on sut l'entré~ e!1 rade du Mexi– cain, les Frarn;ais se portérent sur le quai pour y attendre notre débarquement. Les deux navires partís en meme temps que nous de Bor– deaux , arrivés a Valparaiso depuis plus d'un mois, avaient repris la mer pour faire leur tournée sur ia cote. Les deux capitaines, dans leur bavardage en ville, avaient cru devoir an– noncer ma prochaine ár-riv-ée, et ne voulant pas dire les véritables raisons qui s'étaient opposées a."ce que je partisse avec eux, ils avancerent im– pudemment que j'avais donné la préférence a M. Chabrié, a cause d{'s jolis gar<:ons qui se trouvaient a son bord, et que l'attrait de cette aimable société m'avaít fait passer par dessus les inconvénients d'un petit navire tel que le Mexi– cain. Les aimables Fran<:ais de Valparaiso s'at– tendaient done a voir débarquer une tres jolie dem.oiselle, car les deux méchants capitaines, pour compléter leur vengeance, m'avaient dé– pcinte avec de mal veillantes insinuations. Ils s'attendaient aussi que les beaux jeunes gens du Me:x:icnhz. se battraient en duel des le len- •
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy MjgwMjMx