Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

158 est malade, et je me reproche de l'avoir engagé dans cette spéculation. -Que faire, mon pauvre ami? il n'est pasen notre pouvoir de changer le vent. Le Charles– Adolphe et le Flétes sont probablement arrivés depuis longtemps a Valparaíso. C'est un voyage perdu; mais, mon ami, je vous reste. .-- Oh! excellente amie, je ne déplore ce voyage que pour David et Briet ! 11 est dans ma vie l' ere de félicité; c'est dans ce voyage que le bonheur a commencé a poindre pour moi. - ·Cher ami, jusqu'ici ,.dans nos projets d'u~ nion, ni l'un ni l 'au1.re n'avons songé aux avan– tages de fortune que nous y pourrions trouver. Permettez-moi, pour la prerniere fois, de vous en dire deux mots. Vous savez que je me rends dans rna famille, avec l'espoir de recueillir, si– non en totalité, du moins en partie, l'héritage de rnon pére. Sij'obtenais le tout, j'aurais un mil– lion; mais comme mon titre d'enfant légitime pourra m'etre contesté, je ne compte pas sur le million; espérons seulement que, comme en– fant uaturel, je recevrai le cinquieme de cette somme, et, de plus , le présent que pourra me faire ma grand'mere; eh bien! mon cher ami, tout ce que j e possede est a vous. Avec ceue ..

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