Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

157 doutat des intentions secretes de M. Chabrié, soit qu'il cherchat a les pressentir, il lui répétait souvent : - C'est une bien bonne personne que mademoiselle Flora! si nous pouvions la décider a résider au centre Amérique, nous serions bien heureux. Je ne sais <l'ou lui viennent ses pré– ventions contre le mariag~, mais elle vous aime beaucoup, et je pense qu'a la fin elle se déci– dera peut-etre a vous épouser. Quant a moi, qui ai juré haine au mariage, je resterais avec vous , et vous aiderais a bercer les marmots, que j'aime ,a la folie jusqu'a l'age de sept ou huit ans. De mon coté, je m'habituais aussi a M. Da– vid: il était complaisant pour moi, avait de l'ins– truction, et sa société, dans mon intérieur, ne m'aurait pas déplu. U ne tenait pas du tout a revenir en Europe, il aimait, au contt·aire, de préférence le climat de l' Amérique, et s'il avait pu y vivre avec des personnes de son gout, il s'y sera,it fixé avec joie. Telles étaient les dispositions dans lesquelles jeme trouvais a la fin du voyage. Un soir, je crois que c'était le cent vingt-hui... tieme jour, M. Chabrié me dit : - Ma chere Flora, consolez-moi, car je souffre beaucoup de voir David se désespérer comme il le fait; Briet

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