Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

156 affections , nos penchants , lorsque nos peF– sonnes sont si diverses, pour que les promesses du cceur, volontaires ou forcées, soient assimi– lées aux cQntrats qui ont la propriété pour ob– jet '? Dieu, qui a mis dans le sein de ses créatures des sympathies et des antipalhies, en a-t-il con– damné aucune a l' esclavage ou a la stérilité? L'esclave fugitif est-il criminel a ses yeux? le de– vient-il lorsqu'il sui,t les impressions de son cceur, la loi de la création?... L'a.fTection que je ressentais pour ~- Chabrié n'était pas de l'amour passionné comme j'el) avais éprouvé avant de le connaitre; mais c'était un sentiment d'admiration et de reconnaissance. Une fois sa (emme, je l'aurais aimé davantage, et je sentais que si, avec lui, je ne rencontrais pas ce supreme bonheur dont, plus j_eune, j' a– vais revé la ohimere, je trouverais au moins ce repos, ce calme auxquels j'aspirais, cette affec– tion vraie et sure qu' on é.tpprécie si haut apres les déchirantcs déceptions d'une vie orageuse. Nous mettions M. David dans nos projets : il aimait M. Chabrié, et celui-ci s' étail tellement habitué au caractere original et amusant de. son ami , qu' il lui élait devenu nécessaire. M. DaYid m' aimail br aucoup, et I soil qu' il se

RkJQdWJsaXNoZXIy MjgwMjMx