Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

15!, JJfexicain était chargé. Ilommes d'honneur et prévoyant le mauvais succes de lcur voyage, la crainte de ne pou,·oir remplir les engagements qu'ils avaient contractés les torturait. Leur anxiété durajusqu'a notre arrivée : des négociants peuvent seuls se faire une juste idée du tourment qu'ils éprouverent. M, David jurait contre le vent et se désespérait : M. Briet me disait avec tristesse : « Je ne corn;ois pas comment j'ai pu m'exposer encore aux chances h,asardeuses de la mer, moiqui ai si peud'ambition; mais, de retour en France, je ne retrouvai plus un seul ami, je n'avais auprés de moi personne qui me fit cette question : « Pourquoi repartez-vous ? >> et par défaut de plan arreté, par désoouvnwent, par habitude, comme cela arrive aux marins, je m'embarquai. » M. Chabrié, seul des trois as– sociés, supportait avec courage le malheur dont il était menacé. 11 mettait les choses au pis, payait les fabricants avec tout ce qu'il possédait, et, s'il n'avait pas assez, comptait, pour ache– ver de se libérer, sur son activité, qui était infa– tigable, sur sa profession de marin et sa connais– sance des affaires commérciales. Je me désespérais a la pensée que mon ami, ~i malheureux jusqu'alors dans ses entrellrises

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