Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

146 David; tu seras un imbécille de plus dont nous nous moquerons. DAVID. -Chabrié, si j'ai tort de parler latín a ceux qui parlent tout au plus fran<;ais, je doute que vous agissiez plus sagement en répondant a mes raisons par de grosses sottises. CnABRIÉ. - Et quel est le saint qui aurait la patience de répondre autrement a la vanité et a l'absurdité que vous nous étalez? Il faut etre bete comme un roi légitime détróné pour venir nous vanter le vieux cafard et la mere déver– gondée de votre Henri V. Il faut etre extrava– gant pour venir signer, du ridicule nom de la Cabusiere , une lettre dans laquelle il n'est question que de gros de Naples, de stoffs ou de blondes. 11s doivent bien rire, vos mar– chands, quand ils re~oivent de pareilles épi– tres ! Maintenant que notre société a re~u un caractere public, je vous déclare, David, que je ne veux pas que vous signiez nos lettres de commerce de votre grand diable de nom féodal. Je ne veux pas que le ridicule en retombe sur moi. DAvrn. - Chabrié, vous etes tellement bru– tal, qu'on ne peut parler de rien avec vous. CHABRIÉ. - J'ai le courage d'etre franc avec-

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