Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

mes amis, parce que je voudrais les voir se cor– riger de leurs défauts; mais vous avez trop d'a– mour-propre pour convenir des vótres, et vous appelez la franchise de la brutalité. Ensuite, si je vous les signale, vos absurdes défauts, e'est que d'autres peuvent s'en apercevoir également, et que je ne veux pas etre ridiculisé dans la per– sonne de mon associé. 11 est encore temps de vous en défaire; ils n'ont pas pris racine en vous, car, au fond, vous etes moins sot que vos grandes et puissantes cousines du faubourg Saint-Germain auraient vo:ulu vous voir. La moitié du monde rit de l'autre moitié: cet adage est vrai; mais, comme chacun de nous a ses travers·, personne ne peut avoir le droit de s'offenser de ceux d'autrui, et la franchise, pour produire de bons effets, ne doit avoir ni aigreur, ni violence. M. David devait nécessairement se sentir blessé d'une franchise qui s'exprimait avec cette virulence. M. Chabrié avait plus l'air de vouloir le braver que de chercher a le cor– riger de sa vanité en lui en montrant le ridi– cule. Quant au résultat des cliscussions, le pauvre David, malgré son imperturbable aplomb, ayañt a lutter contre ces deux marins, était toujours

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