Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
145 collége Bonaparte. N' est-ce pas a ce collége que vous avez appris votre brin de latin '? CHABRIÉ. - Et gratis ; encore ! Pourquoi done, David, votre pere ne s'ést - il pas fait donner un titre de baron sous l'bsurpateur '! DAVID. - Parce ·qu'il n'en avait pas be– som. CHABRIÉ. - Cependant il avait bien besoin, pom; rouler carrosse, de la place que l' empereur lui donna. Je suis étonné qu'il n'ait pas profité de l'occasion pour faire ajouter quelque chose a son nom, afin qu'au moins, a la poste, on put le distinguer de perruquier du coin. BRmT. - Mais M. David ne s'appelait-il pas M. de la Cabusiere) et ses fretes, de Thiais ? CttABRIÉ. - Mon Dieu ! oui, Briet; et si l'innocente fantaisie t'en prend·, il ne t'en cou– tera pas cher pour la satisfaire : tu n'auras qu'a employcr le meme procédé. Tu acheteras, en Bretagne, seulement un demi-arpent de hois : tu le baptiseras d'un nom sonore et tu l'uniras, par la noble particule de) au nom honorable que ton pere t'a laissé. BarnT. - Que gagnerai-je a cela'? CttABRIÉ. - Ce que tu gagneras ! Mais est-il simple , ce Briet ! Tu gagneras ce qu'y gagne l. 10
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