Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

132 -Monsieur David, vous devez savoir actnel– lement, mieux quepersonne, queje suis peu sen– sible aux complimens; vous cherchez a échapper a mes justes remontrances. Je vous le répete pour la vingtieme fois, M. Miota est vivement blessé de la maniere dont vous parlez des Péru– viens devant lui. - Vous ne pouvez croire, mademoiselle, que mon intention aitjamais été d'insulter M. Miota, et vous bien moins encore. Quand vous et luí connaitrez les Péruviens, vous direz : David avait rai:;on... Chere demoiselle, vous savez combien je vous honore: j'ai entendu beaucoup d'éloges sur votre famille; votre oucle Pio est un homme tres respectable, dit-on, mais je vous assure qu'en masse les Péruviens sont les plus vils coquins qu'on puisse imaginer . - S'il en est ainsi, monsieur, comment etes– vous resté dix ans dans ce pays, et pourquoi y retournez-vous? -- Parce qu'il y a de l'argent a gagner. - · Mais il y a de l'ingratitude a parler mal de gens qui vous ont fait faire votre fortune. - Eh! le beau mérite qu'ils ont eu ! Je leur ai vendu mes marchandises au prix du cours: s'ils les ont achetées, e'cst qu'ils en avaient be-

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