Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

131 qui fait toul ce que vous voulez; aussi vous voyez comme tout va ici. - Je trouve, monsieur, que tout ici va aussi bien qu'il est possible a bord d'un petit batiment incommode comme est le nótre. Vous etes dur envers un enfant toujours malade, d'une cons– titution faible et qui cependant sert neuf per-– sonnes; avec peu d'intelligence, il est vrai, mais avec une grande somme de bonne vofonté. - Avec votre systeme d'indulgence, on trouve tout bien; pourtant j'avoue que je ne l'adopte pas; sans la crainte, on ne peut se faire obéir , et ce polisson de mousse•.. - Et vos épithetes contre les Péruviens ! croyez-vous que M. Miota et moi devons etre hien satisfaits d'entendre traiter ainsi notre na– tion '! - Mais, madem?iselle, vous etes Frarn;aise. - Je suis née en France, mais je suis du pays de mon pere. C'est le hasard qui fait que nous naissons dans un lieu plutot que dans un autre. Regardez mes traits et di:tes-mói a quelle nation j'appartiens. - Ah! coquette ! vous me faites cette question pour que je vous fasse un compliment sur vos· heaux yeux et vos beaux chevenx andalous.

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