Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

·133 soin. Je ne vois pas du tout pom' quelle raison je devrais leur avoir de la reconnaissance. M. David, ne voyant que l'intéret pour mobile <les hommes, ne pouvail guere etre accessible ·a la. reconnaissance. ll me semble cependant que nous devons conserver de la bienveillance pour le pays ou nous avons rencontré protection pour notre personne, nos biens et notre travail. Si M. Davidavait été conséquent avec ses príncipes, il n'aurait pas acensé la probité des Péruviens, et s'il avait eu de la philanthropie, il aurait dé– ploré leur ignorance. Venait le diner : chacun avait fait un bout de toilette, et la conversation, pendant ce repas, prenait un tout autre caractere que celle dudé– jeuner. Gais ou tristes selon, le vent, quand nous étions en bonne route, et le roulis· pas trop fort, la conversation devenaít amusante et pleine de trails. M. Chábrié sortait de sa chambre en se frot– tant les mains : - Allons ! allons ! mes amis, patience, notre temps de misere touche a sa fin. Mademoiselle Flora, nous sommes en bonne route, et nous filons huit nreuds; vous pouvez venir vous meltre a table, sans erainte que volre soupe se renverse sur vous : 1a mer est douce ..

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