Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

animaux et non comme vóus, qui ne pouvez res– ter un instant sans société. C'était sur ce ton que presque toutes les con– versations du déjeuner avaient lieu. A peine étais-je levée, que M. Miota venait me faire ses plaintes : il lachait de me faire partager son in– dignation en me montrant que M. David m'in– sultait dans la nation péruvienne. Je le calmais de mon mieux el lui faisais promettre qu'il ne répondrait pas un mot a M. David. Cesario, d'un caractere orgueilleux, violent, était furieux; il montait la tete de son oncle, ainsi que celle de Fernando, formait des projets de vengeance contre M. David, et il fallait toute mon influence sur lui pour empecher cet enfant de faire des scenes. Je causais moins souvent avec M. Briet; ce– pendant, quand cela arrivait, il se laissait aller a medire que jamais plus il ne ferait d'association, et que de sa vie il ne mettrait les pieds a bord d'un navite dont Je capitaine oublierait, e~ ne se faisant pas respecter, le premier devoir de son commandement. Quand arrivaient trois heures, M. David ve– nait dans ma cabane·me demander quels étaient les deux plats de conserve que je choisissais pour I . 9

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