Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
128 - Monsieur, comme c'est en termes géné– raux que vous.parlez des Péruviens, vous atta– quez tous mes compatriotes. -Mais, moncher monsieur Miota, vous ne les connaissez pas vos bons compatriotes; vous avez quitté votre pays a l'age de seize ans. Je ne nie pas qu'il y ait la, comme ailleurs; des famillcs tres respectables, telles qne la votre, celle de mad~moiselle Tristan et plusieurs autres; mais, je vous le répete, la plupart des habitants sont des voleurs. -Savez-vous bien, monsieur David , que, si nous devions voys en croire, nous nous considé– rerions ici comme autantde voleurs, de gueux, de scélérats, et que ce ne serait pas tres rassurant pour l'association que nous avons formée en– semble? - Pour Di'eu , Briet, ne fais done pas atten– tion a ce que dit David; ne vois-tu pas que son plaisir, apyes s'etre bichonné et avoir fumé des masses de cigares , son plus grand plaisii· est de crier contre les hommes? et comme l'ami David, avec tont son esprit, est, a mon sens, fort bete, il est constamment en contradiction avec son principe... Eh] inon cher, quand on déteste les hommes, on vit dans les bois avec les
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