Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
127 eher David, le fond de votre pensée: vous voulez, au moyen de ma chienne, nous détourner de la conversation qu'avait commencéeBriet. Eh bien! je vous y ramene, et j'interpelle tous ces mes– sieurs de dire si vos perpétuels jurements et votre tapage de tous les matins ne les incom– modent pas plus que ne peut le faire Cora? - Ho ! quant a cela, répondait M. Briet, Chabrié a raison. Je suis st1r que M. Miota et. don José sont du meme avis. - J'avoue, disait M. Miota, qu'il n'est pas fort agréable d'etre réveillé des six heures du matin par le vacarme de M. David, et d'enten– dre traiter les Péruviens de voleurs, de coquins, de scélérats, de bandits. - Ah ! ah ! ricanait_ M. David , voila M. Miota avec ses susceptihilités péruviennes ! Mais, cher monsieur, vous·sentez bien que, lorsque je parle ainsi des Péruviens, j' en excepte d'abord vons, votre famille et toutes les familles honorables; je parle des Pérnviens voleurs, co– quins, bandits; j'espere que vous ne nierez pas qu'il n' y en ait dans votre pays comme il y en a en France, en Angleterre, partout enfin; car, la ou il y a deux hommes, l'un cherche a duper l'autre.
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