Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

• 121,. ... pouvaient dormir. Les officiers qui avaient été de quart la nuit se plaignaient ameremei:it. M. Briet disait qu'a bord d'un navire il n'avait jamais entendu autant de bruit. M. Chabrié apostrophait alors M. David en termes peu me– surés : celui-ci répondait sur le meme ton; la dispute s'engageait et augmentait encore le va– carme qui l'avait fait naitre. Ncuf heures arri– vaient; on servait le déjeúner; accusés et plai– gnants s'y trouvant réunis, la dispute se pro– longeait. Des le commencement du voyage, je m'étais abstenue de paraitre a ce repas, et depuis je m'en fis une regle. Mangeant tres peu, étant presque toujours malade le matin, je préférais ne me lever que lorsque le déjeúner élait fini et tout le monde sur le pont. Je me trouvais alors plus libre ponr ma toilette et mes petits arran– gements. Ma cabane n'étant fermée que par des persiennes, j'entendais tout ce qui se disait et voyais tout ce qui se passait dans la chambre > A • sans qu on put me vo1r. Ces huit hommes en présence a déjeuner, les récriminations se renouvelaient avec plus de force et d'acreté que jamais. M. Briet se plai– gnait sur un ton dur, sec, et ses plaintes pro,..

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