Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

·123 d'avoir a lui toute la table pour faire sa barbe, se peigner , s'habiller. Sa toilette ne se passait pas sans bruit ; il jurait , a faire trembler un athée, contre le pauvre mousse, qui était, a la vérité, aussi sale que paresseux; mais il n'avait que seize ans et presque toujours malade, son état réclamait un peu d'indulgence. Je l'avais pris sous ma protection immédiate; ,M. David. n 'osait plus le hattre depuis un certain jour ou, ayant manqué l'assommer, j'élais intervenue et avais obtenu de M. Chabrié qu'il défendit expres– sément qu'on touchat a cet enfant. Sa toilette terminée, M. David allait dans la cambuse vo– ciférer en continuité de colere ses jurements contre le lieutenant Emmanuei, dont la négli– gence laissait tout en désordre. La chienne Cora devenait ensuite l'objet de ses jurements; puis, arrivant aux causes générales, M. David don– nai t carriere a son irritation , en jul'ant contre la mer et les vents, le commerce et les hommes . Il débla térait surtout, avec 1 'accompagnemen t obligé d'injnre3, conlre le Pérouetses habitants. La voix de M. David , les pleurnichements du mousse, les réponses d'Emmanuel, les Cl'is de la chienne, tout cela faisait un tel vacarme, qúc cE>ux qui sentaient le besoin de sommeil ne ;' t

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