Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
125 voquaient la colére de M. Chabrié contre M. Da– vid qui tenait tete a tous avec un aplomb im– perturbable. - _Il faut convenir, M. David, disait M. Briet, que vous eussiez été un excellent réveille-matin. Vraiment, j'admire, moi vieux marin, avec quelle facilité vous jurez contre la tempete; ce– pendant je ne pense pas qu'elle vous mouille les cheveux, car si cela était, ils ne seraient pas aussi bien bouclés. Je m'étonne que vos jure– ments ne corrigent pas l'aimable chienne de 1 Chabrié de faire ses ordures sur le pont J ce qui ne laisse pas que de rendre le service tout a fait attrayant : qu'ils ne rendent pas notre mousse plus soigneux, quoiqu'il passe toute la matinée a vous faire chauffer de t eau douce pour sa– vonner vos mains blanches; j'ai été surpris aussi qu'ils n'aient pas plus de puissance sur ce Lon Emmanuel. II parait, d'apres ce quej'ai entendu ce malin, qu'il ne fait pas plus de cas de vos recommandations que des miennes. C'est a mer– veille, M. David; certes, vous pouvez vous attri– buer une large p·art des tribulations qu'il nous faut subir a bord de ce cher Mexicain. - Briet, disait M. Chabrié, je suis faché quema chienne te déplaise ou t'incommode. J'ai ..
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