Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
tauce, d'une na'iveté qui m'étonne. Saehez done, mon enfant, qu'il n'y a pas d'amitié dans le inon<le; il n'y a que de l'intérel ehez lesméehants, et de l'amour ehez les bons; or, vous savez que c·est dans eette derniere classe qu'il faut ranger votre vieil ami Chabrié. Mon eceur se serra, et je répétai tout has : M. David, vous avez raison. Le lendemain et les jours suivanls, M. Cha– brié revint <lans ma eabane ou la conversation continua sur le meme ton. Il me montra toujours . . . . . un amour auss1 pur que vrai; rna1s Je vis que je devais renoncer a l'espéranee de ne luí inspi– rer que de l'arnitié. Je ne sais si nos compagnons de voyage s'a– per9urent des attentions et des soins affectueux que M. Chabrié avait pour moi; sa conduite était si <ligne que, rnalgré ses longues et fréquentes stations dans ma cabauc, ces messieurs me té– moignaient tous les jours plus d'amitié, de défé– renec, tant un amour pur est ehose respectable et exerce de l'influence sur ceux qui en sont térnoins. Pendant les rudes journées du cap, j'avais souvent a remplir l' office de conciliatrice entre mes compagnons de voyage, ces huit hommes
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