Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

120 .. - Vous , peut-etre, ma chérie, parce que vous etes restée un etre d'exception. Vous avez vécu depuis votre enfance dans les larmes, ºdans les chagrins; le malheur est un creuset ou les ames nobles s'épurent, tandis que moi j'ai vécu au milieu de la tourbe du monde, moins que David sans doute; aussi j'ai conservé encore une ame pour aimer, et commcnt voudriez-v.ous, chere amie, que je ne fusse pas sensible a ~out ce que votre personne a de charmes? Toute ma vie, j'ai désiré jouir d'un amour que j'appellerai complet, celui d'une belle ame unie a une agréa– ble enveloppe. J'ai aimé des femmes plus belles que vous; mais , privées de creur, ces belles statues devenaient bienlót des etres abjects a mes yeux. Quant a la derniere qui a eu mes alfections, elle n'était pas belle , j' avais été fas– ciné par l'apparence des qualités que je lui sup~ posais. Elle m'a trompé : son ingraLitude m'a faitbien mal; maintenant,gracc a vous, ma bonne ºFlora, je n'y songe plus. - Mon ami, cette femme vous a trompé parce qu'elle ne voulait peut-etre que vol re amitié, et que vous aurez exigé d'elle son amour . - Chere Flora, Yous etes, en toutc circons-

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