Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

Et cette affection n'a done pas le pouvoir de vous rendre heureux comme je désire si ar– demment que vous le soyez? -Non. - Ah! Chabrié, quelle différence entre nous deux ! Je suis heureuse de l'amitié que je res– sens pour vous : mon bonheur serait complet si un sentiment de meme nature remplissait égale– ment votre eceur; mais je vois, avec une vive peine., que jamais vous n' en éprouverez aucune JOle. - Écoutez, Flora ! Si je vous aimais moins, je pourrais peut-etre chercher a vous tromper comme, malgré ma franchise, cela m'est arrivé plus d'une fois avec d'autres. Dites-moi, croyez– vous qu'un homme de mon age puissc rester des heures entieres assis pres de vous, cornme cela m'arrive chaque jour depuis trois mois, sans devenir amoureux? Vou_s devez sentir que cela est impossible. Vous voyez de ces choses ra– contées dans les livres, mais ils mentent; et vous,, chere amie, vous avez encore assez de simplicité pour croire aux livres. - Pourquoi n'y croirais-je pas, puisque je me sens capable d'agir aussi bien qn'on le ra -:– conte dans ces livres?

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