Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
118 paraitre bien ridicule a vous habituée aux élé– gantes manieres des beaux jeunes gens de París, qui savent dire de jolies phrases, mais qui ne sentent ríen, ou plutót, je .r;ne trompe, ils sen– tent la peur, car ne m'avez-vous pas dit un soir, lorsque nous étions en rade de la Praya, qu'un d'eux avait eu peur de votre amour? - Chabrié, vous me rappelez des souvenirs 1qui me déchirent le creur. - Pardon, mademoiselle ! je croyais , dans ma bonhomie, que lorsqu'une personne reste in– sensible a la vue des atroces douleurs qu'elle cause, elle doit etre peu touchée d'un souvenir! - Chabrié, vous me faites du chagrín ; vous • etes injuste eqvers moi, et vous ne m'aimez pas autant que vous le dites. - Je ne vous aime pas autant queje ledis !•.. Mais savez-vous bien, Flora, que je vous aime plus que moi-meme je ne le voudrais? - Si cela est, donnez-m'en une preuve ! -- Laquelle? demandez ! je suis pret a vous les donner toutes. - Eh bien, aimez-moi d'amitié. - Il est inutile de me le <lemander : vous savez bien que je suis votre ami, celui de votre fillc, jusqu'a mon dernicr soufile de vie .
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