Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

H3 core étudier l'immense regne végétal ; et dans l'organisation des plantes, dans leurs mreurs, leur utilité, vous ferez tous les jours des dé– couvertes nouvelles. Ah! croyez-le, made– rnoiselle, la nature renferme assez de trésors pour occuper toutes les facultés de l'étre intelli– gent, pour que son ame en soit ravie sans qu'il éprouve le plus léger besoin de s'intéress~r aux misérables petits drames des hommes ! Cette derniere réponse de M. David montrait qu'il y avait eu primitivement, dans le creur de cet enfant de Dieu , du beau et du bon; mais la méchanceté des hornmes avait étouffé en luí les germes des vertus. Tout acte de dévouement lui paraissait une absurdité, et, au lieu d'étre utile a ses·freres en les aimant, il ne vivait que pour admirer les merveilles de la nature. Cette conversation nous ayant entrainés plus loin que je ne l'avais pensé, minuit sonna avant que je n'eusse pu en venir a parler de M. Cha– brié. Celui-ci descendit de son quart, et, trou– vant M. David dans ma cabane, il en montra de l'humeur et lui dit des choses dures. Ce n'est pas que 1\1. Chabrié füt jaloux de M. David, rnais il craignait que son ami ne m'eut entre– tenue d'une certaine madame Aimée , ce que I. 8

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