Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

détermine_r, me font pressentir comu;cn cette connaissance a acquérir est douloureuse pour le cceur. Mon Dieu ! que la vie doit paraitre seche et insipide aux etres qui sont arrivés au point de considérer toutes les affections de l'ame comme autant d'illusions ! - Elle le serait en effet, si notre globe n'avait que des hommes pou:r habitants; mais il est aussi peuplé d'animaux de toute espece, cou– vert d'une immense variété de plantes, et recele de brillants métaux dans ses entrailles , tandis que les mers dont la terre est entourée , le ciel nuageux ou scintillant d'étoiles offrent encore a notre admiration de plus imposants spectacles. Avec une intelligence comme celle que vous possédez, quel besoin avez-vous de l'affection des hommes pour occuper votre pensée? Vous aimez a dessiner le paysage ; eh bien ! vous trouverez, dans la sa tisfaction de ce gout, une source inépuisable de jouissances. Vous animerez vos tableaux en y mettant des animaux que vous choisirez parrni ceux dont vous aurez observé les instincts , et vous aurez ainsi l'occasion de représenter des qualités que vous chercheriez en vain chez les hornmes, mais dont les animaux vous offriront des modeles. Vous pourrez en-

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