Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
104- cette société qui se vante de sa civilisation. Mais; mon enfant, je n'ai pas achevé rna proposition : je ne vous offre pas d'aller vivre a Bordeaux, a Lorient, ou rneme a París. Dans ces villes, si yaines de leurs perfectionnements, on nous mon– trerait au doigt, vous, parce que vous avez eu le malheur d'etre trompée par un homme assez la.che pour vous abandonner, et moi, parce que jeme serais mis au dessus de misérablespréjugés, que vous aimant d'un amour vrai, plus puissant que la vaine opiniondu JllOnde, jemeseraismarié avec vous, comme si la premiere obligation d'un homme d'honneur n'étaitpas d'épouser la femme qu'il aime, afin q'acquérir le droit de la proté– ger et de la défendre, ce. qu'il ne peut faire a l'égard de sa maitresse. Chere Flora, nous res– terons en Amérique, a Valparaiso, si la ville vous plait; a Lima, si vous le préférez ; sur les cótes de ]a Californie qui sont si belles, aux États-Unis, aux Indes, en Chine, ou vous voudrez enfin. J'aime bien la France, plus encore mon vieux pere; rnais avec vous, Flora, je ne crains <l'é– prouver aucun vide. Ah! rnon amie, je 'Vous aime tant que le lieu le plus aride, si vous le choisissiez, me paraitrait un paradis. L'amour vrai a langage , son de voix, regard, •
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