Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
92 pour tout bien qu'unc chemise rose et un pan– talon de toile. - Eh! capitaine, celasuffit au vrai matelot, qui fait son état par goút~ qui ne vit que pour voir du pays; et j'en ai vu du pays ! - Et cela t'a rendu' bien plus riche. - Capitaine, est-ce que le 1)rai matelot pense a devenir riche? - Allons, gar9ons, maintenant que vous voila pansés et un peu appropriés, je vais vous en– voyer de la soupe et un plat de la table : tenez, voila du chocolat et du tabac a chiquer, quema– demoiselle Flora m'a donnés pour vous; elle vous recoPJ.mande de prendre votre mal en pa– tience, et de lui faire demander ce qu'elle pour– rait vous envoyer pour vous faire plaisir. - Merci ! capitaine, merci ! Dites a cette bonne demoiselle que nous lui sommes bien reconnaissants pour son tabac : le tabac, c'est l'ame du matelot. -Capitaine, soyez tranquille , avant huit jours nous serons sur le pon t. Chaque fois que M. Chabrié revenait de voir ses malades, il me racontait les conversations · qu'il avait eues avec ces hommes d'une nature a part. ll faut_avoir vécu parmi les matelots , s'etre donné la peine de les étudier pour pouvoir
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