Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

90 s'ils avaient ·une capote imperméable qui ga~ rantit leurs vetements de laine de toute humi– diré, ils pourraient, avec une nourrüure con– venable, supporter tel degré de froid que ce fü.t. Ce qui se passa a bord de notre batiment me fournit la preuve de ~e que j'avance. Cinq de nos hommes étaient bien nippés et quatre dans le plus grand dénuement. Les cinq hom– mes qui avaient suffisamment de vetements sup– porterent le froid sans en etrc malades, tandis que les quatre autres furent mis hors de service par les maux dont ils furent atteints. Ils avaient une fievre continuellc, leurs corps étaient cou– verts d'abces; ils ne pouvaient plus manger et se trouvaient réduits a un tel état de faiblesse , que nous craignions pour leur vie. Ce fut encore pendant cette terrible críse de douleur et de fatigue que se montra, dans toute son éten<lue, l'indomptable courage de notre brave capitaine. Toujours sur le pont, il en– courageait ses hommes par son exemple et ses douces exhortations. 11 donnait une de ses ca– potes et des gan ts a l'homme qui était a la harre; un chapeau a celui-ci, un pantalon a celui-la; des boltes , des has, des chemises, enfin tout ce qu'il pouYait donner . :Ensuite il allait visiter les

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