Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
89 lui fournit les vetcmenls que le rég.lement l'o– bfürn a avoir, et qu'il ne peut représenter, puis 1 o . on en retient le prix sur sa solde. Pourquoi la meme surveillance ne serait-elle pas exercée a bord des navires de la marine marchande? L'imprévoyance du matelot, ou son insou– ciance, meme pour les maux contre lesquels il aura a lutter, l'assimile a l'enfance; il faut pré– voir pour lui, notre intéret, autant que l'huma– nité, nous y oblige. La souffrance physique , portée a l'extreme, démoralise l'homme a un tel point qu'on ne peut en obtenir aucun ser– vice. Ces messieurs m'e.n ont raconté divers exemples, Il est arrivé, au cap Horn, a plu– sieurs capitaines, d'etre forcés, afin de se faire ohéir, de commander avec un pistolet chargé a chaque main, les matelots se refusant a monter dans les hunes. Le froid excessif fait tomber le matelot dans une démoralisation qui le rend absolument inerte; il résiste a la priere, il sup– porte les coups sans que rien pnisse le faire mouvoir. Quelquefois ces malheureux sont pris par 1' onglée; et, s'ils se trouvent alors dans les hunes , ils se laissent choir au risque de se tuer, ~nt leurs mains sont douloureuses Óu en– gourdies. Si ces hommes étaient bien couvcrts ,
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