Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

88 Horn ils n'ont souvent que leurs deux chernises de laine pour tout rechange, et le surplus de leurs hardes a l'avenant. Ah! c'est la quej'ai vu, dans ce qu'ils ont ~e plus horrible, les maux qui peuvent tomber sur l'hornme. J'ai vu des matelots dont la chemise de laine et le pantalon étaient gelés sur eux., ne pouvant faire aucun mouvement sans que leur chair ne fut meurtrie par le -frottement de la glace sur leurs membres engourdis par le froid. Les cabanes ou ces m;il-: heureux avaient leurs lits étaient remplies d'eau ( comme d'ordinaire cela arrive dans les gros temps au gé\illard d'avant des petits I\avires), et iJs n'avaient pas d'autre lieu pour se repo– ser. Oh! quel douloureux spectacle que de voi~ des hommes réduits a un tel état de soutfrance ! Le minislre de la marine pourrait prévenir les malheurs qui résultent du dénuement du matelot, e~ obligeant les commissaires de ma– rine daos les ports a passe;, conjointement avec les capitaines, la revue des bardes avant l'em– bafquement. Les réglements seront toujours impuissants tant qu'on ne pourvoira pas au:x; moyens d'en assurer l,\ r-igoureuse exécution. A Lord des batiments de l'État, les hardes du matelot sont l'objet de fréquentes rcvues : on •

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