Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

.;. 87 cap. Nous le passames par les 58°, el dans les rnois dejuillct et aoi.\t, ce qui nousdonnade 8 a 12° de froid. Nous eumes passahlement de neige, de grele et de glace. Ce fut la que nous éprouvames une seconde série de miseres. La mer, dans les parages du cap Horn, est constamment épouvantable. Nous y rencontrames presque toujours des vents con– traires; lefroid l?aralysait les forcesdenotre équi– page, meme de nos hommes les plus forts. Nos matelots étaient tous jeunes et vigoureux; cepen– dant plusieurseurent des clous, d'autres se firent beaucoup de mal en tombant sur le pon t. Il y en eut un qui se laissa tomber du mat de hune sur le cabeslan et se démit l'épaule. Ceux dont la santé résistait étaient écrasés de fatigue, par la néces– sité de fairela tachedeceux qui setrouvaient hors de service. Pour comblede maux, ces malheureux matelots n'avaient pas le quart des vetements qui leur eussent été nécessaires. L'insouciance que donne aux matelots le1:1r vie aventure"Qse fait que, lorsqu'ils partent pour un long voyage, ils ne pensent guere a se munir des vetements indjgpl"nsables pour se garantir du -chaud et du froid ; il arrive quelqucfois qu 'a la ligne ils manquent de v.etements légers , et qu' au cap

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