Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

86 . apres eux les traces de leur course en longues fusées de lumiere phosphorique qui éclairaient de vastes espaces de lamer : puis arrivait l'heure du lever de la lune; sa clarté envahissait peu a peu l'empire de la nuit; les brillants diamants rentraient dans le fond de l'abime, et, pénétrés des rayons de l'astre ~ les flots , éblouissants de reflets, scintillaient comme les étoiles au firma– ment. Co:mbien de délicieuses soirées n'ai-je pas ainsi passées ~ plo:pgée dans la plus douce reve– rie ! M. Chabrié me parlait des peines dont sa vie avait été traversée, mais surtout de la deruiere déception qui lui avait si cruellement brisé le creur. Il souffrait, et la similitude de souffrance établissait., meme a notre insu, un rapport sym– pathique des plus intimes. Ch~que jour M. Cha– brié m'aimait davantagé, et chaque jour aussi j'éprouvais un bien-etre indicihle a me sep.ti: r aimée de luí. · Vint le cap Horn, ~vec toutes ses horrcurs. \1 a été l'ohjet de trop de descriptions pour que je ne me croic dispensée d'en parler longuement a mes lecteurs. Qu'il leur suffise d'apprendre que la température varic de_7 a 20° de froid, selon la saison et la latitude par laquelle on double le

RkJQdWJsaXNoZXIy MjgwMjMx