Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

75 Et Brandisco se mit a pleurer. - Apres etre sorti des prisons d'Angleterre, j'ai fait un petit héritage; je suis allé a París, ou j' ai rencontré ma jolie petite femme de la rue Saint-Denis. Je me suis marié, et mon épouse m'a conseillé de venir faire lecommercea Sierra– Leone. Depuis que je suis dans ce pays, j'ai éprouvé encore beaucoup de malheurs, aussi j'ai presque entierement abandonné la traite; le bon Dieu ne veut pas que je réussisse a vendre ces chiens de noirs. Maintenant je fais mon petit commerce, un peu de contrebande; ma petite femme a une jolie boutique, beau– coup d'ordre , et je pourrai peut-etre, dans quatre ou Ginq ans, retourner a ma belle V e– mse. • La goelette de Brandisco était du port .de trente a quarante tonneaux; j' eus beaucoup de peine ay monter : le grand negre qui me re9ut était effrayant par ses proportions herculéennes jointes a un air de férocité. J'éprouvai aussi des difficultés a descendre dans la chambre : a l'entrée, qui était un trou carré, s'appliquait une petite échelle placée perpendiculairement. M. Briet desccndit le premier, et facilita mon introduction dans cette cage : elle ne pouvait •

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