Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
70 - M. David, je vous le répete, j'aurais pré– féré ne pas avoir vu cet homme. - Mademoiselle, je vous prie de m'excuser si , en voulant vous servir , je vous ai occa– sionné quelques moments désagréables; vous etes cependant trop raisonnable pour ne pas sen– tir que, tót outard, il faudra pourtant bien vous résoudre a connaitre le pionde au milieu duquel vous etes destinée a vivre. La société , j' en con– viens, n'est pas belle a voir de pres, mais il est important de la connaitre telle qu,elle est.. II s'était écoulé une semaine sans que je fusse retournée a la ville, mon aversion pour l'odeur des negres m'en avait empechée : la politesse néanmoins me fit surmonter ma répugnance, et je me résolus a aller faire des visites d'adieux a madame ,;y atrin et au consul. Chez le consul m'attendait le spectacle d'une de ces scenes repoussantes d 'atr0.cité, et si fré– quentes <lans les pays ou subsiste encore ce monstrueux outrage a l'humanité, l'esclavage. Ce jeune. consul, représentant d'une répu– blique, cet élégant Américain, si gracieux avec moi, si aimable avec M. David, ne paraissait plus qu' un maitre barbare. Nous le trouvames dans la salle basse , frappant de co~ps de haton •
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