Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

(39 un bon prix; et puis elle pourra trouver un au– tre mariqu'elle servir·a pourla nourriture; c'est une superpe fille qui n'a que vingt-six ans. - Mais, monsieur Tappe, cette filie est votre femme devant Dieu : elle est mere de vos en-· fants; et vous laisserez tous ces etres a la merci de qui voudra les achetcr sur la place publi- "> • • Tl l que..... c est une act10n atroce ..... . - Mademoiselle, e'est une action comme il s'en commet de semblables chaque jour dans. notre société. J' étais devenue pourpre, tant l'indignation me suffoquait. M. Tappe s'en aper9ut; il me regarda avec étonnement, marmota encore quelques phrases latines, et me <lit, avec un sourire méchant : - Mademoiselle, vous etes encore bie1;1 j_eune; je crois m'apercevoir que vous avez peu vu le monde, je vous engage a le voir davantage, car il est bon de savoir avec quels gens on vit, au– trement on est la dupe de tous. Apres le diner, M. Tappe retourna a la ville : quand je me retrouvai seule avec M. David, il me dit: - Hé bien! que pensez-vous de l'éleve <le ces messieurs , du célebre séminaire de la Passe?

RkJQdWJsaXNoZXIy MjgwMjMx