Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

67 possible de confier a aucune d'elles ce soin sans courir le risque d'etre empoisonné. - Vous les traitez done bien durement poür qu'elles ressentent autant de haine et riourris~ sent une pareille animosité contre leur maitre. - Je les traite comme il fant traiter les negres, si l'on veut s'en faire obéir, a coups de fouet. Je vous assure, mademoiselle, que ces coquins-la vous donnent plus de peine a mener que des animaux. - Combien en avez-vous actuellement? - J'ai dix-huit negres, vingt-huit négresses et _ trente-sept négrillons. Depuis deux ans, les négrillons se vendent tres bien, mais on a beau– coup de peine a se défaire des négres . - A quoi occupez-vous tout ce monde? - A cultiver ma ferme, a soigner ma mai- son : tout est tres bien tenu, demandez a ces mess1eurs. - M. David m'a dit que vous étiez marié: etes-vous heureux en ménage '? - J'ai été-obligé de me marier avec une de ées négresses, afin d'assurer ma vie : j'avais déja été empoisonné trois fois; je craignais d'y passer, et j'ai pensé qu'en me mariant avec une de ces f emmes, elle prendrait intéret a moi , surtout

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