Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
63 pour vous sculc que j'.ai ' amc.·né M. Tappe 1c1. - Eh pourquoi , je vous prie, monsieur '? Quel droit vous arrogez-vous d'cxposer a mes yeux des créatures immondes. - Afin, mademoiselle~ que vous acquériez vous-meme la preuve que, parmi les hommes, il y a des créatures immondes. - Et, en supposant que cela ff1t vrai , pou~riez-vous me dire ce que je gagnerais a le savoir? - Ce que vous gagnericz , mademoiselle ! mais ce que I' on gagne a connaitre ses ennemis, vous apprendriez a vous en défier. - Oh! cette science coute trop cher ! le peu que je viens d'en voir a glacé tout mon sang d'horreur. Serait-il done vrai qu'il s.e tronve dans le monde beaucoup d'hommes de respece --~- :')'" , '~,·– de celui avec lequel je viens de causer ! . .-.::,;,•' , - Malheureusement oui, mé{demoiselle. Et puisque nous sommes dans un moment de franchisc, j'oserai meme vous affirmer que la majorité de la race humaine est, en tout point, semblable a l'honorable M. Tappe. - Si cela était vrai, monsieur, j'irais de suite me jeter a la mer; mais heureusement je lis dans les yeux de M. Chabrié un démenti for-
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