Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
62 de voir, a la cóle d 'Afrique, notre belle }'rance aussi bien rrprésentée. - Monsicur David, je trouve qu'en ce mo– mcnt vos plaisanteries sont tres mal placées. Vous devriez voir, a l'expression de ma figure, que cet homme m'inspire le plus, profond dé– goiit. - Comment ! mademoiselle, vous si grande admiratrice des Frarn;ais, vous éprouvez dudé– gout pour un apótrc frarn;ais, un saint ministre des autels? - Brisons sur ce chapitre, monsieur; cet homme-la n'est pas un Franc;ais; c'est un an– .thropophagc sous la forme d'un mouton. - Oh ! que c'est bien ! Ah ! mademoiselle, voila qui cst charmant de vérité ! Il faut que je tradu.ise cela au consul. Et, de ce moment, M. Tappe fut surnommé le mouton anthropophage. - En vérité, repris-je, je ne puis deviner, monsieur David, dans quel but vous avez amené cet homme a bord? Quant a moi, je donnerais beaucoup pour ne l'avoir pas vu. - Regardez , mademoiselle, comme vous etes ingrate envers les amis sinceres qui vous veulent du bien! c'est ccpendant pour vous,
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy MjgwMjMx