Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
56 s'approchant tout aupres de moi, il s'informa si je voulais quelque chose. - Je désire savoir, lui dis-je, l'heure qu'il est. - Minuit passé. - Si tard ! Pourquoi done ne vous etes-vous pas couché? vous qui projetiez de passer de bonnes nuits a dormir, quand vous n'auriez plus de quart a faire. - Comme vous, mademoiselle Flora, j!=) me plais a contempleF les belles nuits des tro- piques; et puis maintenant je suis votre ami., • votre vieil ami, qui vous aime trop pour vous laisser dormir sur une cage a poules, sans veil- lcr aupres de vous. Je pris une de ses mains, que je pressai for– tement entre les miennes. - Merci, lui dis-je, oh! merci ! Que je vous suis reconnaissante de votre bonne amitié ! qu'elle me fait de bien! et comme j'en ai besoin! Vous aussi, vous avez eu des chagrins, je vous aiderai a vous consoler de la perfidie dont vous avez été victime, et vos douleurs vous paraitront légeres en les compa– l'ant aux miennes. -Vous m'acceptez done pour ami?.. . . - Oh! si je ·vous aecepte !. . ..
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