Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
39 foule d'autres peliles choses. Quand nous en– trames, madame Watrin vint au devant de moi, me prit par la main et me fit asseoir sur un des deux fauteuils. Cette dame avait fait, pour me recevoir , une grande toilette, et réuni chez elle plusieurs de ses amies tres curieu– ses de voir une jeune étrangere. 'Nos Pari– siennes ne seront peut-etre pas fachées de con– naitre le costume de grande tenue des dames de la Praya. La toilette de madame -VVatrin-- con– trastait d' une maniere choquante avec l' ensemble de toute sa pcrsonne. Elle avait une robe en Florence , de couleur cerise : cette robe étail courte, étroite, tres décolletée et a manches courtes; une énorme écharpe de crepe de Chine ~ bleu. de ciel, sur laquelle ressortaient de hellcs roses blanches en broderie ,. lui serv~it, tout a la fois, de chale et de coiffure, car elle se drapai1 ,. grbtesquement dans cet ample mantelet, s'cn couvrant tout le deniere de la tete. Ses gros bras étaient garnis de bracelets de toutes les cou– lcurs; des bagues de toute espece surchargeaien t · ses doigts, de grandes boucles pendaient a ses oreilles, et un collier en corail a sept ou huit rangs entourait son con; elle avait des has de soie b]anche et des souliers de satín bleu. Les I • ,
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