Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
de leur imagination, jointe au défaut d'instruc– tio1~ , explique cette fureur locomotive. Ce n'est qu'en changeant de lieu qu'ils peuvent aliinenter leur pensée, avoir de nouvelles idées, éprouver d'autres émotions. Les dames, parti– culierement, vont et viennent des bourga<les de la cóte, telles qu'Islay, Camana, Arica, 011 elles prennent des bains de mer, aux sources d'eaux minérales. Il y a plusieurs de ces sources dans les environs d'Aréquipa, dont les proprié– tés sont tres renommées; celle d'Ura opere des cures merveilleuses; l'eau en est verte et chaude a bruler. 11 n'est rien de plus sale, de plus in– commode que les lieux de la cóte et de l'inté– rieur ou se rend la bonne société pour prendre des bains; néanmoins ils sont tous tres fré– qnentés : on dépense beaucoup d'argent pour y fafre un séjour de trois semaines ou d'nn 1110IS. Les femmes d'Aréquipa saisissent av.ec em– prcssement toutes les occasions de voyager, n'importe dans quelle direction , en Bolivia, au Cuzco, a Lima, au Chili; et 1a dépense ou les extremes fatigues ne sont jamais motifs a les arreter. C'est a ce gout pour les voyages que je serais tentée d'attribuer la préférence que les
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