Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

348 gnaient comme violent, a.pre et difficile a vivre. De luí, on allait a M. Viollier, qu'on trait.ait d'hypocrite et d~ flatteur. M. Moriniére était outré contre MM. Le Bris et Viollier. II venait me voir tres souvent, et ne tarissait pas sur les griefs qu'il avait contre ces messieurs. Dans les colonies, tout le monde fait du com– merce : ces habitudes spéculatrices existent par– tout dans les deux Amériques. Les préjugés de notre vieille Europe sur les professions n'ont pn s'y propager. L'esclavage du négre y a bien fait classer les hommes par nuances de cou– leurs, mais ils ne le sonl pas par le genre de travail dont ils s'occupent. M. Moriniére, quoi– que employé au collége, se livrait aussi au né– goce. Il avait eu recours ~ M. Le Bris, qui, d'abord , lui accorda son aide et son appui; mais ce négociant reconnut bien vite l'ina_p– titude aux affaires du professeur de philoso– phie. 11 lui fit observer amicalement qu'en con– tinuapt a faire des opérations commerciales il compromettrait son argent et celui des autres. M. Moriniére eut la faiblesse de s'offenser d'une observation dont il aurait apprécié la justesse s' il avait réfléchi a l'incompatibilité des deux occupations qu'il cumulait, et combien l'homme f

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