Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

crois que le ,·olean el' Aréquipa vicndra tot ou tard ré– chauffer votre imagination vagabonde, et que vous fini– rez par prendre ce pays en horreur. 11 faut, charmante et aimablc Flora, oublier, si vous vonlez etre heureuse, les illusions et les plaisirs de notre belle E'rance. C'est fort difficile, il est vrai; mais, enfin , ne serait-ce que pour quelques années. Vous me marquez que vos affaires restent dans le statu quo : je désire que M. votre onde vous apprécie et vous traite comme vous le mél'itez. « Je suis ici tres bien : mes a(faires vont de l'avant, Dieu Yeuille que cela continue. J'ai été nommé chirur– gicn d'un régiment sans aucune obligation; c'est a dire que, s'il venait a partir d'ici, je ne suis aucunemen-t forcé de le suivre. J'aurai l'hopital dans quelques jours. Communiquez-moi vos projets, ce que vous comptez faire. Vous savez et vous devez croire que personne ne prend plus cl'intéret ?~ vous que moi. Je désite vous voir heureuse et contente. Vous savez combien je vous aime, et tout ce qui vous touche de pres m'intéresse peut-étre plus que vous. Tachez d'etre ain1able et prévcnante eu– vers vott·e onde; cela vous sera tres facile, vous l'etes naturellelnent. Les environs de Cuzco sont charmants : vous ne pouvez vous faire u11e ídée de la ríchesse et du tempéramentde ce!>pays. Nous avons les fruíts d'Europe et d'Améríquc. Chaque pays a un dimat dífférent. Cette capitale est triste et sale; mais il n'y plcut pas tant commc on dit : nous avons de tres heaux jours. J'ai été tres bien refu. On a pour moi les plus grandes attentions. Los chevan-x. et les bons repas ne manquent pas. Trois ou quatrc honues cures m'ont mis en réputation. « J'espere que, dans votre premierc lettre, comme vous me marquez, vous me meJ,trez au courant de vos affaires

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