Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

333 cntreprendre d'opéralion en grand quipourrait entraine1 notrc ruine, et de se conten ter de venir me retrouver, simple capitaíne, et laissant le titrc solennel, trop chere– ment acheté, d' armateur. C'est le commencement, la fin et toujours le but de toutes mes longues lettres. S'il ne dépendait que de moi, je voudrais, des aujourd'hui, dire adieu a t0ut gcnrc de trafic, non pas dans des prín– cipes d'aristocratie, mais seulement d'honneteté; car, sans parler des mensonges a la journée, on est obligé de Yoir et de faire en commerce des choses licites suivant la loi, mais bien repoussées par un creur droit. Voila le point ou j'en suis, ma bonne sreur, satisfait comme tou– jours avec rien sous le rapport de la fortune, et misé– rabie au dela de l'imagination, par suite de mon séjour indéfini au plus indigne lieu d'exil. « A. D,1v10. » Lettre de M. Briet. Islay, 25 octobrc ,833. « Madcmoisellc Flora Tristan , « J'ai reyu votre aimable avec infiniment de plaisir, et n1'empresse de ,·ous en témoigner ma reconnaissance, en ,·ous assurant que mes intcntions n'ont jamais cu pour objet d'en rnuloir a une aussi aimable personne que vous. « Quant a la petite moue en question, avec franchise je YOUS dirai que, si je n'ai continué a votre égard les at– tentions que l'on doit a une passagere aussi accomplie

RkJQdWJsaXNoZXIy MjgwMjMx