Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
211 amour qui conserve son image vivante dans ma pensée. Quand la petite négresse fut endormie, je cé– dai a l'impulsion qui me portait a examiner les deux salles voutées ou l'on m'avait logée. Peut– ~tre mon pere a demeuré ici, me disais-je? et cette idée pretait tout le ch~rme du toit paternel a des lieux dont l'aspect, sombre et fróid des l'en– trée, gla<;ait le cceur. l,'ameublement de la pre– miere piece se composait d'une grande commode en bois de chene, qui devait avoir suivi de pres au Pérou l'expédition de Pizarro, etdatait, par sa forme, du regne de Ferdinand et Isabelle; µ'une table et de chaises plus modernes, dans le gout que le duc d'Anjou, Philippe IV,. intro– duisit en Espagn~; enfin fun grand tapis anglais qui couvrait presque toµte la piece. L,es murs étaient blanchis a la chaux e~ tapissés de cartes géographiques. Cette salle, d'au moins vingt– cinq pieds de long sur vingt de large, n'était éclairée que par une petite croisée de quatre carreaux percée tout en haut. La seconde piece prcnait jour sur la premiere, dont elle était sé– parée par une cloison qui ne montait pas jus– qu'a la voute; beaucoup plus petite que l'autre, so11: ameublemcnt consista~t dans un petit lit e~
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